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Mes priorités

Formation des maires

Accorder à chaque maire les moyens de se former face à la multiplicité de ses responsabilités juridiques, financières et techniques.

En tant qu'ancienne maire et gestionnaire, je sais que la fonction s'est complexifiée à l'extrême. Urbanisme, sécurité publique, commande publique : le maire est aujourd'hui sur tous les fronts et se retrouve souvent en première ligne sur le plan pénal et administratif en cas de difficulté.

C'est lui, et lui seul, qui porte la responsabilité finale sur le territoire. Pourtant, l'accompagnement face à ces risques reste largement insuffisant. Pour lui permettre d'assumer ses fonctions avec sérénité, il est temps de transformer le Droit Individuel à la Formation des Élus (DIFE), tout en gardant à l'esprit la nécessaire maîtrise des dépenses publiques.

Au Sénat, je m'engage à porter une réforme ciblée du statut de l'élu local :

  • Le doublement de l'allocation annuelle ciblé sur le maire : Porter le droit annuel à la formation de 400 € à 800 € par an avec un plafond de cumul étendu (jusqu'à 2 400 €). Cette augmentation sera strictement réservée aux maires. Il est impératif d'armer ceux qui portent la responsabilité, sans créer de hausse généralisée pour l'ensemble des conseillers municipaux.

  • Une rationalisation assumée des dépenses publiques : Cette mesure ciblée permet de faire mieux sans dépenser plus. Elle sera financée par une meilleure allocation des réserves du fonds national géré par la Caisse des Dépôts, garantissant un coût nul pour le budget de nos communes.

  • S'appuyer sur les associations départementales pour maîtriser les coûts : Les organismes de formation nationaux ou privés affichent souvent des tarifs prohibitifs. Ce DIFE renforcé doit financer des formations pragmatiques et de proximité. La loi doit encourager et prioriser l'accompagnement par les Associations Départementales des Maires (à l'image de ce que nous faisons très bien dans les Vosges). C'est la garantie d'une expertise ancrée dans nos réalités rurales et d'un coût maîtrisé.

Être maire est le plus beau des mandats, mais c'est aussi le plus risqué. On ne peut pas exiger de nos premiers magistrats qu'ils portent seuls l'ensemble des responsabilités sans leur donner les armes théoriques et pratiques pour réussir.